Nouvelle règlementation 2026 sur le Diagnostic Performance Energétique
📊 La nouvelle réglementation du DPE en 2026 : ce qu’il faut savoir
Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) — obligatoire lors de la vente ou de la location d’un logement — a connu une révision majeure de sa méthode de calcul. Cette réforme vise à rendre le diagnostic plus cohérent avec la réalité énergétique des logements français et à encourager la rénovation énergétique du parc immobilier.
🔍 1. Une nouvelle méthode de calcul
Le changement le plus significatif concerne le coefficient de conversion de l’électricité, qui passe de 2,3 à 1,9. Ce coefficient est utilisé pour transformer la consommation finale d’un logement chauffé à l’électricité en énergie primaire, critère principal du DPE.
➡️ Pourquoi ?
Le gouvernement estime que l’ancienne valeur (2,3) pénalisait injustement les logements chauffés à l’électricité alors que le mix énergétique français est relativement décarboné (nucléaire, renouvelables).
➡️ Conséquence directe :
Cette évolution va mécaniquement améliorer la note énergétique d’un grand nombre de biens, notamment ceux chauffés à l’électricité, souvent classés jusque-là en catégorie F ou G (les fameuses “passoires énergétiques”). Environ 850 000 logements devraient sortir de ces catégories critiques rien qu’à cause de ce changement de calcul.
📌 Aucun logement ne verra sa note énergétique baisser avec cette nouvelle méthode.
🏘️ 2. Des impacts concrets pour le marché immobilier
📈 Valorisation des biens
Une meilleure étiquette DPE peut :
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Favoriser la vente ou la location d’un bien auparavant considéré énergivore.
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Accroître la valeur patrimoniale du logement.
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Lever certaines contraintes liées aux “passoires thermiques” qui, avant la réforme, pouvaient limiter la mise en location de certains biens.
📌 Mise à jour gratuite des anciens DPE
Les diagnostics réalisés avant 2026 restent valables, mais ils pourront être mis à jour gratuitement sans nouvelle visite du diagnostiqueur via le portail de l’Ademe si nécessaire.
🏢 3. Le DPE collectif devient obligatoire pour plus d’immeubles
La réforme s’inscrit aussi dans un calendrier plus large de la loi Climat et Résilience :
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Le DPE collectif devient obligatoire pour les copropriétés comptant moins de 50 lots à partir de 2026, complétant les engagements pris pour les plus grands immeubles en 2024 et 2025.
📉 Les limites et les débats
Si cette réforme est globalement bien accueillie par les professionnels de l’immobilier car elle permet de désamorcer la contrainte liée aux « passoires », elle n’est pas exempte de critiques :
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Certaines associations et experts craignent que la revalorisation automatique de certaines notes DPE freine les rénovations énergétiques réelles, en particulier dans les logements précaires.
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Ils redoutent un relâchement des efforts de rénovation, car certains propriétaires pourraient reporter ou éviter des travaux malgré des consommations réelles toujours élevées.
🧠 En résumé
| Évolution | Impact |
|---|---|
| Coefficient de conversion de l’électricité | Passe de 2,3 à 1,9 — améliore les notes DPE des logements électriques |
| Aucune baisse de note | Aucun logement ne voit sa note se dégrader du fait de la réforme |
| Mise à jour possible des anciens DPE | Gratuitement via l’Ademe |
| Obligations copropriétés | DPE collectif obligatoire pour petites copropriétés dès 2026 |
| Objectif | Réduire les distorsions entre types d’énergie et valoriser le parc immobilier |
📌 Conclusion
La réglementation du DPE en 2026 marque un tournant dans la régulation énergétique de l’immobilier : plus technique, mieux adapté au contexte énergétique français, et susceptible de modifier durablement les stratégies de vente, d’achat et de rénovation.
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